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The Sea is History prend pour point de départ les silences de la cale des navires négriers. Comment faire surgir des récits là où l’histoire a laissé un vide ? Betty Tchomanga imagine une pièce chorale où s’inventent de nouvelles mémoires afro-diasporiques, entre survivance, fabulation et résistance.
Dans The Sea is History, Betty Tchomanga prolonge un travail au long cours sur les corps comme lieux de passage de récits invisibles, entre histoires coloniales, circulations de mémoires et puissances de réinvention. Cette nouvelle création prend appui sur un vide immense, celui laissé par l’absence de témoignages, incapables de dire l’expérience de celles et ceux qui ont été déporté·es à travers l’Atlantique à l’époque de la traite des esclaves noirs. Pour approcher cette histoire et répondre à ce silence, elle ouvre un espace de fabulation critique, où la danse devient un outil pour faire surgir d’autres narrations. Déployée par dix interprètes issu·es de la diaspora africaine, cette partition s’appuie sur la répétition d’un pas répété à l’infini, une pulsation commune qui s’amplifie jusqu’à devenir une force d’insistance, d’hypnose et d’apparition. Une manière de convoquer des mémoires que l’on croyait perdues, pour faire entendre, depuis les profondeurs marines, une histoire qui n’a pas fini d’agir. L’écriture chorégraphique de Betty Tchomanga se déploiera aussi sur le plateau du THV le lendemain avec son solo #Autoportrait, issu de la série Histoire(s) Décoloniale(s).
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