Au départ, il y a le désir de raconter une histoire. Avec la danse, par la danse, à côté de la danse ? Raconter une histoire comme une manière d’éclairer la danse plutôt que de se servir de la danse pour illustrer l’histoire, c’est le jeu de cette pièce.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les histoires arrivaient dans les campagnes notamment grâce aux almanachs. Ces histoires courtes et simples devaient ouvrir aux réalités du monde et s’y frotter. L’auteur germanophone Johann Peter Hebel en est le plus fameux représentant. Retrouvailles inespérées est à la fois l’adaptation d’une « histoire d’almanach » de Hebel, et une collection de danses, à travers lesquelles passe l’histoire. Chorégraphie et récit avancent, parallèlement ou conjointement, pour essayer de tirer, par le jeu des rapports et des écarts, tous les échos possibles de l’un et de l’autre.