théâtre

© Nicolas Joubard

Arlequin poli par l'amour

Marivaux / Thomas Jolly

DU 9 AU 23 DÉC | T400

Alors qu’Arlequin somnole dans un bois, une fée en tombe follement amoureuse et le kidnappe. Mais lorsqu’il s’éveille, la fée découvre avec stupeur que l’esprit du jeune homme n’est pas égal à sa beauté. Elle entreprend alors son éducation, mais c’est suite à la rencontre d’une naïve bergère qu’Arlequin s’éveillera à lui-même… Au désespoir, la fée met en place un plan machiavélique pour séparer les jeunes amants.

Première mise en scène de Thomas Jolly, ce spectacle enchante les spectateurs de France et de l’étranger depuis 2006. C’est aussi l’une des premières pièces de Marivaux, orfèvre du langage et maître de la dissection des cœurs amoureux. Hymne à la jeunesse, à ses espoirs et à ses désenchantements, Marivaux célèbre la vitalité, les maladresses et l’insolence de celles et ceux qui s’éveillent à la conscience du monde.
Quelques ampoules, des guirlandes lumineuses, des serpentins de papier et la féerie opère pour que se déploient les manipulations et les faux-semblants qui conduiront la jolie bergère et son jeune amant à l’effroi.
Un spectacle vif et plein d’esprit, traversé par une irrépressible envie de tomber… amoureux.

« En 2006, Arlequin poli par l’amour est bien plus, pour moi, qu’une pièce courte de Marivaux. C’est une entrée. C’est une idée, un projet, un espoir qui se pose. L’idée d’une colère, le projet d’une lutte, l’espoir d’une ambition autre. Derrière ce personnage que le théâtre a hissé en symbole, c’est le droit à l’existence qui s’exprime. Crier qu’on est vivant, qu’on est là et qu’on entend être libre. Laisser parler cette insolence parce qu’on se souvient que c’est Dante, dans son “enfer” qui brosse les premiers traits de ce personnage, et qu’on devine en lui les démons qu’il a pour ancêtres. Parce que ce spectacle se joue depuis bientôt 15 ans, je suis sans cesse en train de le remanier : je le vois évoluer, se noircir aussi… comme si mon rapport à l’amour s’était écorné… Les distributions se succèdent comme les générations de spectateurs... C’est une jolie histoire. Une histoire de spectacle… vivant. » Thomas Jolly

Arlequin poli par l'amour

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