Cirque

© Brice Robert

Les hauts plateaux

Mathurin Bolze

14 ET 15 JAN | T900

Sur la scène de Mathurin Bolze, figure du cirque contemporain, d’époustouflantes voltiges racontent un monde en suspension. Un spectacle qui prend beaucoup de hauteur. Vertigineux !

Pour la compagnie de cirque Les mains les pieds et la tête aussi, le décor est toujours une architecture en mouvement, un espace influent sur le récit des acrobates.
Pour Mathurin Bolze : « Au point de départ des hauts plateaux sont les ruines comme espace du possible. Elles sont sans âge et participent à la concordance des temps. Juxtaposition, contiguïté, elles incarnent la coexistence des époques. Encore fumantes, elles sont le ferment de la révolte, conduisent à l’insurrection, figurent l’émeute. Le sublime de la ruine restitue quelque chose de la violence qui a présidé à son origine. Fumée de récits aussitôt dispersés…
Les ruines racontent l’exil, les guerres, les exodes climatiques et politiques. Lignes de fragment, allégories du temps, elles mêlent savoir et imaginaire. Cette entrée par les ruines nous emmène vers nos propres confins, la région de notre fascination pour ce monde qui nous entoure et auquel nous contribuons. Cependant ce ne sont pas des ruines que nous voyons sur notre plateau mais un chantier prometteur, celui des aventures humaines, celles qui traversent le temps, qui perdurent et mettent en œuvre les solidarités, les envolées poétiques et acrobatiques. Dans ce spectacle, les acrobates survolent des sols mouvants, se baladant sur des plateaux volants et, avec élégance se jouent de l’apesanteur. »

Les hauts plateaux

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