LE CHÂTEAU DE BARBE-BLEUE
Le Mandarin merveilleux
Pantomime en un acte sur un argument de Menyhert Lengyel
Créé à Cologne le 27 novembre 1926
Production du Ballet de l’Opéra National du Rhin
Le Château de Barbe-Bleue
Opéra en un acte [en hongrois avec surtitres en français]
Livret de Béla Balázs
Créé à l’Opéra Royal de Hongrie, le 24 mai 1918
Production Angers Nantes Opéra
créée le 21 septembre 2007 au Quai à Angers
Le Mandarin merveilleux | DIRECTION MUSICALE DANIEL KAWKA | CHORéGRAPHIE LUCINDA CHILDS | Dispositif scénique et costumes Rudy Sabounghi | Lumière Christophe Forey | Pièce pour 12 danseurs du Ballet de l’Opéra National du Rhin Direction Bertrand d’At | Chœur d’Angers Nantes Opéra Direction Sandrine Abello | Orchestre National des Pays de la Loire
Le Château de Barbe-Bleue | DIRECTION MUSICALE DANIEL KAWKA | MISE EN SCèNE PATRICE CAURIER ET MOSHE LEISER | Décor Christian Fenouillat | Costumes Agostino Cavalca | Lumière Christophe Forey | avec Gidon Saks (Barbe-Bleue), Jeanne-Michèle Charbonnet (Judith) et Eörs Kisfaludy (le récitant) | Orchestre National des Pays de la Loire
Béla Bartók (1881-1945)
mardi 4 et jeudi 6 octobre | 20:00
Le Mandarin merveilleux chorégraphié par Lucinda Childs, Le Château de Barbe-Bleue mis en scène par Patrice Caurier et Moshe Leiser, le Ballet de l’Opéra national du Rhin, le Chœur d’Angers Nantes Opéra, l’Orchestre National des Pays de la Loire dirigé par Daniel Kawka... Ce moment d’exception a ouvert la première saison du Quai en 2007, a été salué par la critique, a marqué le public. Une reprise attendue.
Le Mandarin merveilleux n’a rien d’une féerie. La musique inquiétante et dramatique de Béla Bartók, donne à l’argument de Menyhert Lengyel la densité d’un cauchemar éveillé. On s’enfonce dans le sombre de la ville, dans une ruelle digne d’un film expressionniste allemand, au fond de laquelle une prostituée attire les hommes que trois complices détroussent. La chorégraphe Lucinda Childs, l’une des références de la post modern dance, s’empare de cette histoire avec l’élégante abstraction qui a fait sa renommée, lui évitant ainsi le piège du grand guignol tout en lui préservant sa brutale sauvagerie.
Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók, loin du conte de Perrault, nous plonge dans l’inquiétante nuit dans laquelle se perdent Barbe-Bleue et son épouse. Bousculés par une musique puissante qui exalte les passions, saisis par la mise en scène charnelle de Patrice Caurier et Moshe Leiser, Gidon Saks et Jeanne-Michèle Charbonnet incarnent ce couple hors du commun qui se jette à corps perdu dans l’abîme du plaisir et de la mort.









