Quai d’Angers

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LILIOM

FREDERIC BELIER GARCIAThéâtre
NTAThéâtre 900
de Ferenc Molnár | mise en scène Frédéric Bélier-Garcia

CRÉATION

Spectacle surtitré le 6 mars
Spectacle en audio-description le 12 mars
Soirées enfants au Quai le samedi 7 et le mardi 10 mars
Autour de Liliom : Parcours commenté au Musée des Beaux-Arts : les amours maudites | 13 et 28 février 4€ et 5€ | réservation au 02 41 05 38 38

traduction Kristina Rady | Alexis Moati | Stratis Vouyoucas | Editions Théâtrales | avec Rasha Bukvic | Agathe Molière | Agnès Pontier | distribution et équipe technique en cours | scénographie XXXXXXX XXXXXXX | lumières Patrice Trottier | son Bernard Valléry | maquillage et coiffure Catherine Nicolas | collaborateur artistique Caroline Gonce | production Nouveau Théâtre d’Angers Centre Dramatique National Pays de la Loire

du jeudi 26 février au jeudi 12 mars 09 | relâche dimanche 1, lundi 2 et 9 | mardi et mercredi | 19:30 | du jeudi au samedi | 20:30 | dimanche | 16:00

Des amants de la nuit, des rêves d’Amérique, une fête foraine, un braquage, une résurrection… Liliom est une odyssée rocailleuse des temps moderne. Cette « féerie des faubourgs » du grand auteur hongrois Ferenc Molnár inspire à Frédéric Bélier-Garcia un spectacle grand format, qui mêle, fanfare battante, le tragique au mélo, l’humour au fantastique.

Une fable foraine
J’aime dans Liliom cette féerie de banlieue, à la fois naïve et brutale…
J’aime ses scènes très précises comme prises dans la stupeur du fantasme, qui semblent surgir de l’imagination « primitive » de ses protagonistes et qui emportent tout dans un torrent tragique.
Mon souhait est de mettre en scène cette fable foraine dans une faconde contemporaine, tout en respectant ce qui suscita mon désir premier pour cette œuvre, le voyage que la pièce suggère, des manèges de nos enfances aux terrains vagues de nos errances, en passant (bien sûr) par le paradis…
Je voudrais mettre en scène une odyssée à la fois simple et spectaculaire du temps présent qui pourrait « presque » être racontée par (et pour) un enfant turbulent.
C’est un spectacle pour onze comédiennes et comédiens, beaucoup de musique et pas mal de bruit, du théâtre grand format imaginaire.

Frédéric Bélier-Garcia


Molnár à propos de Liliom
Mon but était de porter sur scène une histoire de banlieue de Budapest aussi naïve et primitive que celles qu’ont coutume de raconter les vieilles femmes de Josefadt. En ce qui concerne les figures symboliques, les personnages surnaturels qui apparaissent dans la pièce, je ne voulais pas leur attribuer plus de significations qu’un modeste vagabond ne leur en donne quand il pense à eux.
C’est pourquoi le juge céleste est dans Liliom un policier chargé de rédiger les rapports, c’est pourquoi ce ne sont pas des anges, mais les détectives de Dieu qui réveillent le forain mort, c’est pourquoi je ne me suis pas soucié de savoir si cette pièce est une pièce onirique, un conte ou une féerie, c’est pourquoi je lui ai laissé ce caractère inachevé, d’une simplicité statique qui est caractéristique du conte naïf actuel où l’on ne s’étonne sûrement pas trop d’entendre le mort se remettre soudain à parler. L’auteur, a-t-il le droit de nous plonger dans la perplexité ? A-t-il le droit d’exiger du public qu’il ne pose pas de question du type « Ce conte est-il une rêverie ? » « Comment un homme mort peut-il revenir sur terre et vaquer ici à ses occupations, faire quelque chose ? »

Ferenc Molnár - Traduction Niki Théron




Extrait

Julie – Tu pourrais au moins dire bonjour.
Liliom – Pour quoi faire ? Pourquoi tu me cherches ?
Julie – Je te cherche pas.
Liliom – Alors, la ferme. Tu vas encore me dire que j’ai traîné toute la nuit, que j’ai pas de blé, qu’y a rien à bouffer !
Julie – Je dis rien.
Liliom – Je le vois au bout de ton nez, que tu vas le dire. Dégage d’ici.
Il marche de long en large, furieux. Tout le monde a peur de lui et recule quand il s’approche.

Liliom. Ferenc Molnár
traduction Kristina Rady, Alexis Moati, Stratis Vouyoucas

 

rencontre avec le public le mercredi 4 mars après la représentation