Quai d’Angers

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EPCC-LE QUAI

PROJET I.C.E

L’EPCC-Le Quai est engagé depuis quatre ans dans une démarche de sensibilisation au changement climatique et à ses conséquences en matière d’organisation sociétale et environnementale. Fort de cet engagement, il s’est impliqué avec 10 autres structures culturelles dans le projet européen IMAGINE 2020 – art et changement climatique. Ce réseau soutient des projets artistiques et culturels qui portent un regard sur l’évolution de la planète et les variations climatiques, considérant 2020 comme une date réaliste pour mettre en œuvre les changements nécessaires à la stabilisation du climat.

C’est dans ce contexte que L’EPCC-Le Quai a décidé de soutenir et d’accompagner la Compagnie Non Nova pendant 3 ans, pour la réalisation du projet I.C.E., pour Injonglabilité Complémentaire des éléments. Il s’agit d’une exploration artistique sur nos relations aux matières : glace, eau, vapeur, air.
Le projet I.C.E. propose d’appréhender un certain imaginaire de la transformation au travers de ce qui, à l’origine, n’est pas manipulable. Le premier fruit de ce travail, l’impressionnant P.P.P., programmé au Quai en février 2009, était fondé sur l’élément eau sous forme de glace tandis que L’après-midi d’un foehn et Vortex , accueillis en décembre 2011, portent sur l’élément air.

Au fur et à mesure, l’ensemble des recherches constituera un répertoire de formes courtes, performances, installations, films, parcours pédagogiques, qui feront l’objet de présentations au public

Je n'ai aucune règle d'écriture simple, je suis une artiste qui observe le monde avec l'envie d'y participer. Pour ce faire je tente de comprendre ce que nous sommes. La performance est le filtre qui me permet de distiller ce que je vois. Je suis convaincue qu'il faut échapper à la complaisance de la virtuosité derrière laquelle il est si simple de se croire à l'abri.

Je ne pense pas personnellement que l'artiste soit là pour changer le monde mais il peut porter le regard du spectateur sur un détail du monde. Je l'affirme, l'utopie m'est nécessaire pour faire art. J'ai choisi mon camp, je préfère défendre l'art, quelle que soit sa forme, contre la culture du business qui ne voit dans l'œuvre qu'un seul produit de grande consommation. Aux résultats formatés, je préfère les processus de la raison, ceux qui défendent les singularités des êtres et de leurs actes. C'est pour cette raison que j'invite le public à vivre des combats qu'il sait perdus d'avance, plutôt qu'à seulement les voir.

Je veux aller d'une manière radicale au sujet et m'interdire tout didactisme pour garantir la liberté d'imaginaire des spectateurs. Je me confronte aux limites, corporelles et émotionnelles, pour espérer des réactions.

J'aime éprouver le public.

Phia Ménard - novembre 2011.

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